Test de l’enceinte stéréo Arcaydis EB1S

Le retour tant attendu de Arcaydis Audio mérite quelques explications, et nous plonge dans les archives de ces dix dernières années (voire 20, si l’on veut remonter aux modestes débuts de la marque).

Le constructeur est en effet à l’origine des fabuleuses EB1, commercialisées à l’époque sous la marque EB Acoustics. Suite à des déboires dus à des difficultés de délais de livraison, le fabricant à mis la clé sous la porte en 2013. Et après un peu plus de trois ans, revoici Arcaydis et les EBl. « Un vieux nom pour un nouveau départ », c’est ainsi les deux frères qui dirigent désormais l’entreprise la décrivent. Mais ici, on n’efface pas tout pour recommencer.

Un design original

Dans les grandes lignes. la conception est identique à la première version des EB1, avec quelques modifications mineures çà et là, mais les composants du modèle de base ont été conservés. de manière à obtenir un résultat le plus proche possible du modèle d’origine. Après tout, pourquoi changer une équipe qui gagne ?

Les EB1 sont disponibles en trois finitions : bois, noir ou blanc. Le tweeter à dôme 28mm en soie est le mème que sur l’ancien modèle, mais le design du crossover a été modifié, et ce dernier est désormais intégré à un circuit imprimé, ce qui donne au son davantage de consistance.

Ce dernier nous rappelle fortement celui des EB1 originales ; il est enthousiaste, avec un bon sens du rythme et une excellente intégration. Ces enceintes semblent à l’aise quel que soit le style de musique.

Bien placer l’enceinte

Comme ou pouvait s’y attendre, les Dynaudio Emit M20 ou les Uni-Fy BS US Slim de ELAC montrent davantage d’autorité et une échelle de dynamique plus étendue. Mais pour des enceintes aussi compactes, les EB1S font du bon travail. À l’instar des Elac, elles donnent un meilleur rendu lorsqu’elles sont placées près d’un mur. Les en éloigner engendre une perte de solidité.

Avec Pony St de Elvis Costello, les EB1S réalisent une jolie performance. L’empressement des claviers et l’effervescence de la ligne de basse vous happent et vous donnen tune irrépressible envie de bouger.

Les EB1S veillent néanmoins à ne pas dépasser les bornes, pour rester dans leur ligne de conduite, qui est avant tout de procurer un son agréable. Généralement, la présentation est bien équilibrée, avec des aigus qui se débordent pas, des médiums chaleureux et insouciants, et des notes basses profondes et agiles.

Niveau sonore

Moins rythmiques que les Dynaudio, mais plus que les ELAC, les EB1 privilégient la clarté. Elle ne lâchent pas d’une semelle le staccato de Prisms de 65daysofstatic, et mettent de l’ordre dans la polyphonie anarchique de Bloom de Radiohead. Elles organisent la musique avec vigilance, mais sans exercer une autorité trop marquée.

Le point faible des Arcaydis est sans conteste leur manque de perspicacité, comparées aux meilleures de cette catégorie. Les textures manquent de richesse, et le rendu du détail n’est pas aussi généreux qu’on le souhaiterait. C’est vraiment dommage, car cela jette une ombre sur une performance par ailleurs irréprochable.

Nous saluons le retour d’Arcaydis.

Cette nouvelle version des EB1 n’est pas sans défaut. mais propose un son honnête.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *